Échanges internationaux

Il est possible pour les étudiants de la licence Humanités qui le souhaitent d’effectuer leur troisième année en partie (un semestre) ou en totalité (deux semestres) à l’étranger. Le principe est simple : les accords d’échanges internationaux de Paris Nanterre vous permettent d’aller étudier dans une université étrangère et d’y suivre des cours qui reprennent, globalement, ceux de la licence Humanités avec votre option de troisième année. Dès que les cours sont validés et que les notes sont transmises au service des relations internationales de Paris Nanterre, un jury se charge de convertir les crédits acquis à l’étranger dans la maquette de la licence Humanités, de façon à ce que vous validiez cette licence.

Si vous souhaitez partir en L3, vous devez impérativement respecter un calendrier et une procédure.

Les renseignements indispensables

Le responsable des relations internationales est Aurélien BERRA. Une réunion d’information générale à l’intention des L1 et L2 est proposée à la rentrée de chaque semestre. Il est indispensable d’assister à cette réunion ou de s’y faire représenter pour obtenir l’ensemble des informations (choix des destinations, modalité de la sélection pour les échanges hors d’Europe, etc.). Cette réunion a été remplacée par un forum en ligne cette année, à cause des contraintes sanitaires dues au coronavirus. Cf. l'encadré en haut à droite de cette page.

La liste des accords

L’université Paris Nanterre compte un très grand nombre d’accords dans le monde avec des établissements partenaires. Ces accords dépendent

  • du système Erasmus Plus pour les pays européens. La licence Humanités gère une vingtaine de ces accords, pour lesquels les étudiants de la licence sont prioritaires.
  • de conventions bilatérales ou de systèmes spécifiques (CREPUQ, MICEFA) pour les pays non européens. Les étudiants de la licence peuvent candidater sur ces accords, au même titre que tous les autres étudiants de l’université, et sont sélectionnés par la commission des responsables des relations internationales.

Attention, le nombre de places est limité dans tous les cas.

Pour en savoir davantage sur les établissements partenaires, consultez cette page.

Le calendrier de la procédure

Le service des relations internationales de l’université (bât. A) a rassemblé les informations utiles sur la page suivante : Séjours d’études à l’étranger pour les étudiants de Paris Nanterre.

Les dates de dépôt des dossiers dépendent de la destination choisie : en Europe (programme ERASMUS) ou hors d’Europe.

Le dossier complet doit être déposé aux relations internationales durant l’année universitaire précédant la mobilité, vers le mois de novembre (date à droite dans l'encadré) pour un départ hors d’Europe et un peu plus tard (date à droite dans l'encadré) pour un départ en Europe. Attention, les dates sont susceptibles de modification : veillez à consulter systématiquement le site des relations internationales.

Niveau de langue

Suivre des cours en langue étrangère implique un niveau suffisant dans cette langue. Un séjour à l’étranger se prépare donc dès la première année de licence par une étude assidue de la langue vivante choisie. Un niveau B1, voire B2 en licence est considéré comme un minimum pour partir étudier à l’étranger.

Un nombre croissant d’universités dont les cours vous sont proposés en anglais demandent d’attester votre niveau de langue par de bons résultats au TOEFL. Le niveau exigé varie d’une université à l’autre mais ne doit pas être en deçà de 80/120. Il faut donc prévoir de vous inscrire au TOEFL dans les délais voulus.

Qu'en pensent les étudiants ?

Moira R. – Université de Roma Tre, Italie, 2019-2020

Lors de ma L3 parcours Lettres et sciences humaines, j’ai profité des accords de mobilité de la licence Humanités pour faire un échange d’un an à l’Università degli Studi di Roma Tre à Rome.

M’imprégner de la richesse culturelle de la ville en évitant le rythme effréné du tourisme de masse et profiter de la douceur du quotidien à l’italienne fut formidable. En matière universitaire, j’ai particulièrement apprécié l’autonomie accordée dans le choix des cours : l’occasion pour moi de découvrir de nouvelles disciplines et d’organiser la spécialisation progressive de mon cursus autour des sujets que je compte approfondir en master.

J’ai aussi aimé la confrontation avec une autre manière d’envisager les études supérieures, qui m’a permis de saisir que des pratiques académiques que je tenais pour universelles sont en fait des spécificités propres à la France. S’il est vrai que les procédures administratives manquent parfois de fluidité, la disponibilité des encadrants Erasmus de la licence contribue largement à alléger ce qui n’est que la modeste contrepartie d’une expérience inoubliable.


Emma R. – Universidad de Almeria Andalousie, Espagne, 2019-2020


Pour le premier semestre de ma L3 d’Humanités Lettres et Sciences Humaines j’ai choisi de me rendre à Almeria dans le Sud Est de l’Espagne. Cette expérience fut tellement riche en termes de rencontres, d’apprentissage de soi et d’une autre culture que j’ai décidé de prolonger mon séjour jusqu’à la fin de l’année universitaire !

Avant de partir j’appréhendais un peu car mon niveau d’espagnol (B1) était assez faible pour me débrouiller avec les cours, mais j’ai heureusement fait de rapides et nets progrès en pratiquant quotidiennement avec des natifs.

Je me suis énormément plu dans cette petite ville andalouse avec ses paysages alliant mers turquoise et déserts arides, son histoire, ses bars animés. Les andalous, gouailleurs et faciles d’accès, ont aussi largement contribué à la réussite de ce séjour.

En Espagne le système universitaire est assez différent de la France, dans la mesure où chaque région s’organise comme elle l’entend. A Almeria le niveau est globalement bon, le rythme un peu moins soutenu que ce à quoi j’étais accoutumée. Cela m’a permis de beaucoup voyager à Valence, Madrid, Gibraltar et dans la plupart des grandes villes andalouses, notamment grâce au très bon réseau de bus qui les relie.

En synthèse je dirai que l’Erasmus est une formidable opportunité, à saisir, pour développer autonomie, curiosité et ouverture d’esprit.

Élise R. – City University of Hong-Kong, 2015

Étudiante en Humanités, droit, éco-gestion, j’ai effectué mon premier semestre de L3 à la City University of Hong-Kong. Cet échange universitaire est de loin une de mes expériences les plus significatives autant sur le plan scolaire que sur le plan personnel.

J’ai découvert différentes manières d’enseigner et de travailler, principalement des projets en groupe et des présentations. Cela fut enrichissant de produire un travail en collaboration avec des étudiants des quatre coins du globe. Par ailleurs, j’ai appris à m’adapter à de nouvelles mœurs, à un autre style de vie. J’ai pu m’intégrer à la vie hongkongaise en effectuant quelques petits jobs, en m’investissant dans des actions bénévoles et en allant au contact de la population locale. Je suis également partie à la découverte de différentes cultures grâce à quelques voyages (Vietnam, Cambodge, Philippines, Japon…).

En Humanités, nous avons la chance d’avoir de nombreuses universités partenaires à travers le monde, et un excellent suivi de notre démarche, alors faites comme moi, saisissez cette opportunité !

Étienne B. – California State University, 2015

Je suis étudiant en Humanités, droit, éco-gestion et au premier semestre de la troisième année, j’ai pris l’opportunité de faire un échange aux États-Unis. Je suis parti en Californie à Long Beach, à quelques kilomètres de Los Angeles.

Après avoir passé les différentes barrières administratives de Nanterre, j’ai pu découvrir le campus de California State University at Long Beach, et j’ai passé six mois en colocation avec trois Allemands, un Espagnol et un autre Français. Les méthodes d’enseignement sont très différentes, moins d’heures en classe mais plus de travail personnel. Évidemment c’était moins intensif qu’un semestre en Humanités, ce qui m’a permis de beaucoup voyager : toute la côte californienne, San Francisco, le Mexique, les parcs nationaux de Californie et des états voisins. J’ai rencontré des gens des quatre coins du monde et surtout le mode de vie américain. J’ai découvert une indépendance totale qui m’a beaucoup appris sur moi-même. Cette expérience m’a rendu plus ambitieux et m’a conforté dans le choix de mes études.

Je recommande vraiment de partir en échange : une expérience épanouissante, beaucoup de rencontres humaines et culturelles qui collent parfaitement avec l’esprit de la licence !

Mis à jour le 22 octobre 2020